Grrrrrr
Je fais en ce moment un tricot pour moi, le fameux GRR, (Gilet à Rang Raccourcis pour les non-initiés). En rajoutant en R, ça fait aussi le bruit que j’émets devant les difficultés se présentant à moi. Chez les autres, là , là ou encore là, c’est beau, c’est régulier, c’est fait pour moi ! Chez moi, c’est moins beau, beaucoup moins régulier et je me demande si ça va pouvoir être pour moi !
1ère difficulté : tricoter régulièrement le point mousse. Pour que ce soit joli, il faut que ce soit partout pareil. Ben oui, mais moi y a les rangs où il est 13h30, où je suis devant un bon petit café, assise confortablement dans le canapé, écoutant 2000 ans d’histoire (et oui, on peut allier le manuel et le culturel!) et y a les rangs où il est 14h30 (parfois 13h46 screugneugneu)et où une douce voix de 4 mois émet des « ouin ouin » non négociables. Donc ça donne des rangs aux mailles lâches, aérées, faciles et tricoter et d’autres rangs où ces dernières sont collées-serrées, scotchées à l’aiguille et à décoller au forceps. Forcément, vous imaginez la régularité de mon tricot…
2ème difficulté : ne pas perdre de mailles… J’ai déjà deux trous et je ne sais pas rattraper les trous. J’ai l’espoir d’un petit coup de couture « ni vu, ni connu, j’t’embrouille » mais ça risque de faire moins classe.
3ème difficulté : passer mon bras dans le trou prévu. C’est un modèle pour bras de coquelet déshydraté ou est-ce moi qui ai des gros bras ?
4ème difficulté : la laine comprend deux fils et la plumette se tricote moins vite que l’alpaga. Donc prévoir démêlage et autres procédés récréatifs…
5ème difficulté : allez, je vous épargne, j’en ai encore plein mais un article de blog doit être concis pour ne pas perdre ces lecteurs (s’il en reste encore à ce stade !)
Bref, j’espère que le GRR sera encore à la mode dans 15 ans, quand je l’aurai enfin fini !
